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Recommandations européennes, études marquantes, comptes rendus de congres et publications scientifiques sélectionnées par nos experts.
La Veille Bibliographique du CNCF est mise en ligne toutes les semaines. Recommandations européennes, études marquantes, comptes rendus de congrès et publications scientifiques sélectionnées par nos experts. Chaque édition est organisée par thématique — rythmologie, insuffisance cardiaque, HTA, imagerie, prévention, lipides, diabète — pour une lecture rapide.
Déclaration scientifique 2026 de la HRS/EHRA sur l’ablation par champ pulsé pour les arythmies cardiaques
L’essentiel pour la fibrillation atriale (FA) : l’électroporation (Pulsed Field Ablation) permet une isolation efficace des veines pulmonaires dans la FA paroxystique et persistante (≈65–80% sans FA à 1 an), avec des temps de procédure réduits et une atteinte limitée des structures extracardiaques.
La méthode : synthèse d’essais randomisés, d’études prospectives et de registres internationaux coordonnée par la Heart Rhythm Society et l’European Heart Rhythm Association.
L’analyse : l’électroporation réduit nettement les complications thermiques majeures (absence rapportée de fistule atrio-œsophagienne, sténose veineuse pulmonaire négligeable), malgré des effets indésirables spécifiques encore à maîtriser (hémolyse dose-dépendante, reconnections des veines pulmonaires ≈25–30%, spasme coronaire rare). L’amélioration des cathéters, des paramètres d’impulsion et des stratégies lésionnelles positionne néanmoins l’électroporation comme une énergie innovante et prometteuse pour l’ablation de la FA et de nombreuses arythmies cardiaques.
Les comportements de course expliquent-ils la surreprésentation masculine des arrêts cardiaques ?
L’essentiel : l’arrêt cardiaque lié au sport en course d’endurance est rare (0,9–2,2/100 000 finishers), mais touche majoritairement les hommes, notamment dans le dernier kilomètre, suggérant un rôle majeur des stratégies de course.
La méthode : registre prospectif parisien sur 10 ans (2011–2024, hors 2020), incluant 1,2 million de participants, avec analyse des incidences et des profils d’accélération finale selon le sexe.
L’analyse : on rapporte 47% de causes idiopathiques.
L’accélération terminale de la vitesse de course, près de deux fois plus fréquente chez les hommes, constitue un facteur comportemental susceptible d’augmenter le stress cardiovasculaire aigu et d’expliquer la surreprésentation masculine.